Leçon 4 : Questionnaire JA, Lundi 18 Avril 2022, Une obéissance sélective
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Leçon 4 : Questionnaire JA, Lundi 18 Avril 2022, Une obéissance sélective
Jacques rappelle aux croyants que la loi royale peut être résumée et suivie comme suit : « Tu dois aimer ton prochain comme toi-même », et que cela suffit (Jc 2.8). La partialité est une déviation certaine de cette stricte adhésion qui, si elle est tolérée, conduira le transgresseur à commettre un péché et à en subir la condamnation (v. 9). Ensuite, l’apôtre semble changer complètement de sujet. Il mentionne le meurtre et l’adultère, puis se focalise sur l’obéissance totale à la loi. Sans contexte, le verset 10 peut donner l’impression que tout faux pas dans la vie chrétienne disqualifie l’individu pour toute communion avec Dieu, parce que la transgression « d’un point » le rend « coupable de tous ». Cependant, connaissant les histoires d’Abraham (mensonge), de David (meurtre, adultère), de Salo¬ mon (combien de femmes déjà ?), de Pierre (reniement de Jésus), et de Paul (persécuteur des chrétiens), cette conclusion ne peut être juste. En regardant de plus près les versets suivants, le sens devient soudain clair : « En effet, celui-là même qui a dit : “Ne commets pas d’adultère”, a dit aussi : “Ne commets pas de meurtre” Par conséquent, si tu ne commets pas d’adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu désobéis à la loi » (v. 11). Ici, Jacques nous met en garde contre une obéissance sélective, une obéissance qui dit : « Eh bien, je lutte contre la partialité, mais je ne convoite pas, donc je ne suis pas si mauvais que ça. » De la même manière que l’absence d’adultère n’excuse pas le meurtre, l’absence d’un autre péché n’excuse pas la partialité. Permettre à Dieu de nous changer neuf fois sur dix équivaut à ne pas lui permettre de nous changer du tout. Soit nous sommes entièrement à lui, soit nous ne le sommes pas du tout.
« La loi qui procure la liberté », poursuit Jacques, est la norme par laquelle l’humanité sera jugée (v. 12). Elle est « la liberté » parce quelle n’est pas un fardeau ; c’est la liberté que Jésus a obtenue par sa mort et sa résurrection. La liberté de Jésus doit servir d’occasion d’aimer les autres, et non de les juger ou de les traiter injustement (Ga 5.13).
Jacques conclut avec sa propre version de Matthieu 7.2 : « Dieu sera sans pitié quand il jugera celui qui n’aura pas eu pitié des autres » (Je 2.13). Sur le flanc de la montagne, Jésus a dit que les miséricordieux reçoivent la miséricorde, et que ceux qui jugent seront jugés selon la même norme (Mt 5.7 ; 7.2). Et plus frappant encore, l’auteur des Proverbes a averti que ceux qui ignorent les pauvres seront eux-mêmes ignorés au moment où ils en auront besoin (Pr 21.13). Dieu nous a appelés à être une partie intégrante du cycle de bénédiction. En donnant en premier et sans réserve, il est à l’origine de toutes les bénédictions, et s’attend à ce que ses enfants répandent les bénédictions qu’il a déversées sur eux.
Bien que son peuple soit libéré de l’esclavage de la loi, Dieu appelle celui-ci à utiliser la loi de la liberté en tant qu’occasion de révéler son caractère : celui d’un amour inestimable.